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Symboles de la Fédération de Russie

2007

Extraits d’une conférence de presse en ligne donnée par le héraut d’État de Russie Gueorgui Vilinbakhov au siège de l’agence RIA-Novosti

Qui est le fondateur du système des décorations militaires et civiles en Russie ?

Pierre I le Grand

GV : L’empereur Pierre le Grand a institué le premier ordre russe - celui de Saint-André. Beaucoup d’autres médailles russes ont aussi été créées par lui.

Quels sont les symboles nationaux et que signifient-ils ?

GV : Les symboles nationaux russes sont l’Hymne, le Drapeau et les Armoiries. Le nom d’État est son symbole verbal. Il existe des symboles graphiques - les armoiries et le drapeau - et un symbole musical - son hymne. Ces symboles peuvent être utilisés dans telle ou telle combinaison, mais il serait mieux de les utiliser séparément.

Quand la triade - armoiries, hymne, drapeau - s’est-elle formée ?

GV : Une sorte de triade - armoiries, drapeau, hymne - s’est formée en Russie au XIXe siècle comme dans beaucoup d’autres pays. Les armoiries sont généralement les plus anciennes, ensuite viennent les drapeaux et les hymnes.

Pourquoi a-t-on choisi un aigle bicéphale pour les Armoiries russes ? Et pourquoi justement un aigle ?

Aigle bicéphal

GV : Quand la Principauté de Moscou est devenue totalement indépendante à la fin du XVe siècle, elle a dû choisir un symbole national. A l’époque, l’aigle bicéphale était l’une des figures héraldiques les plus respectées. L’aigle bicéphale figurait sur le blason de la dynastie impériale byzantine des Paléologue. Le Grand Prince russe Ivan III a épousé une fille du dernier empereur byzantin. L’aigle bicéphale était également le symbole du Saint Empire romain germanique et était connue dans les Balkans. L’ensemble de ces facteurs et le désir du prince de Moscou de négocier sur un pied d’égalité avec les dirigeants d’autres États ont déterminé le choix d’Ivan III.

Pourquoi la flotte russe a-t-elle un autre drapeau, celui de Saint-André ?

GV : Conformément aux normes internationales en matière de drapeaux, les navires civils et commerciaux arborent le Pavillon national, alors que les bâtiments de guerre ont des pavillons spéciaux. Cette tradition s’explique probablement par la nécessité de distinguer les navires civils et militaires. Le drapeau de Saint-André a fait son apparition à la fin du XVIIe siècle, sous Pierre le Grand, pour marquer les navires militaires. Le pavillon tricolore blanc-bleu-rouge a été alors attribué aux navires de la flotte commerciale, devenant ainsi le Drapeau national russe.

Le 12 juin deviendra-il la Fête nationale pour les Russes comme le 4 juillet pour les Américains ?

Le 12 juin 1990, adoption de la Déclaration de souveraineté de la Fédération de Russie

GV : Il est difficile de dire quel sera l’avenir de la Journée de la Russie célébrée le 12 juin. Le sort de cette fête dépendra sûrement du destin de notre pays qui dépend de chacun de nous.

Combien de décorations nationales y a-t-il en Russie ? Quelle est la décoration suprême ?

Ordre St André

GV : L’ordre de Saint-André est la décoration suprême de la Fédération de Russie. Il y a également les ordres du Mérite, de l’Honneur, du Courage, du Mérite militaire, de l’Amitié, de Guéorgui Joukov et de Saint-Georges.

La Russie est un pays multiconfessionnel, mais un saint orthodoxe figure sur ses armoiries. Comment cela s’accorde-t-il avec les autres religions ?

Armoiries

GV : Les Armoiries nationales russes ne représentent pas Saint-Georges, mais un guerrier à cheval terrassant un dragon, selon la description officielle. L’absence du nimbe autour de sa tête indique qu’il ne s’agit pas d’un saint. On a commencé à considérer le guerrier des armoiries russes comme une représentation de Saint-Georges au début du XVIIIe siècle. Avant cette époque, on le désignait comme "un guerrier laïc", parfois "un souverain", "un cavalier" ou "un lancier" ("kopeïchtchik") d’où vient le mot "kopeck".

Pourquoi a-t-on utilisé les symboles historiques au lieu d’en créer d’autres pour la Fédération de Russie ?

Drapeau

GV : La Russie a une histoire séculaire, elle a eu des symboles nationaux pendant des siècles. L’aigle bicéphale a symbolisé notre État entre la fin du XVe et le début du XXe siècles. Elle a été un symbole de la Grande Principauté de Moscou, de la Russie des tsars, de l’Empire russe, de la République de Russie en 1917 et de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR) avant l’adoption de nouvelles armoiries. Il y a des documents paraphés par Vladimir Lénine en 1917 et 1918 et qui portent un sceau à l’aigle bicéphale. Le drapeau blanc-bleu-rouge a été le symbole de la Russie à partir du XVIIe siècle où le tsar Alexis 1er Mikhaïlovitch a ordonné de fabriquer des pavillons blanc-bleu-rouge pour le premier navire de guerre russe Oriol ("Aigle"). Notre État garde son nom historique de Russie, personne ne songe heureusement à changer ce nom historique et à en inventer un autre. De même, en 1991 on a décidé de rétablir les symboles nationaux historiques de notre pays au lieu d’en inventer d’autres.


Les armoiries

sont arrivées en Russie en 1452, en provenance de Rome.
Cette histoire remarquable est pétrie d’un drame amoureux et d’un calcul politique, dont l’auteur n’était autre que le pape Paul II.
L’ensemble du monde chrétien traversait alors une époque tourmentée, alors que les armées musulmanes gagnaient du terrain en Europe orientale. La Turquie avait fait chuter le très vieil Empire Byzantin et s’était emparée de Constantinople, devenue désormais Istanbul. La Grèce avait été soumise par la suite, et l’armée de l’impitoyable sultan Mehmet II, le plus grand des souverains turcs, commençait à menacer l’Italie et le Vatican même.
Le pape n’avait alors qu’un seul moyen de se protéger, grâce à la malheureuse famille de Thomas Paléologue (frère du dernier empereur byzantin Constantin XI), exilée à Rome.
Thomas avait une jeune fille, la princesse Sophie (1448-1503). Le pape la patronnait et songeait à lui trouver un époux qui pourrait contribuer à consolider la position de Rome, et avec qui il pourrait conclure une alliance dans cette époque périlleuse.
Finalement, le choix du pape s’est arrêté sur la Moscovie chrétienne et sur le grand prince Ivan III (1440-1505) qui venait justement de perdre son épouse.
Avant Pierre le Grand, il s’agissait du génie le plus éclatant parmi les tsars russes.
Ivan III était la seule personne capable de rivaliser d’intelligence et de force avec le sultan ottoman. C’est sous son règne que la Russie s’est définitivement débarrassée du joug mongol, s’est dotée du premier corps de lois et de services de poste ; en outre, c’est lui qui a instauré la police. Sous son règne, Moscou a réprimé l’insurrection de Novgorod, maté le royaume (khanat) de Kazan, battu Casimir, Grand-duc de Lituanie et roi de Pologne, et a définitivement prouvé qu’elle avait le droit de se nommer capitale du jeune Etat.
A l’époque, le grand prince était encore jeune, il n’avait que 20 ans, bien qu’il eût déjà un fils de feu son épouse.
Le pape espérait qu’après avoir épousé la malheureuse princesse, le prince moscovite aurait envie de rendre Constantinople à Sophie et entamerait une guerre contre les Turcs. Des émissaires ont été envoyés à Moscou pour présenter à Ivan III un portrait de la jeune princesse. Celle-ci était fort belle ; d’ailleurs, même si elle avait été laide, le souverain russe aurait tout de même accepté la proposition du pontife romain : le monarque ambitieux a apprécié tout de suite les avantages politiques d’un mariage avec l’héritière légitime du trône byzantin. Cette alliance a fait de lui, en un clin d’oeil, le souverain (nominal) d’un immense territoire (quoique envahi par les Turcs), l’héritier du grand empire d’où était venue en Russie la lumière du christianisme.
Rappelons pour mémoire que la Byzantine Sophie était une chrétienne orthodoxe et non catholique.
Ivan III a donné son assentiment à la proposition du pape et envoyé à Rome une ambassade chargée de généreux cadeaux pour sa fiancée et le souverain pontife.
Le mariage et la cérémonie religieuse ont eu lieu en l’absence du fiancé, en la cathédrale Saint-Pierre, en présence du pape. Un ambassadeur russe a tenu le rôle du mari.
Partie de Rome le 1er juin, en plein été, Sophie n’est arrivée à Moscou que six mois plus tard, par un calme matin hivernal, le 12 novembre. Son mari, qu’elle a vu alors pour la première fois, l’attendait dans la chambre de sa mère. Les véritables noces ont été célébrées le soir même.
Sophie a donné à Ivan trois filles et six fils, dont l’aîné a hérité du trône.
Sophie a apporté à Moscou l’esprit de la culture italienne. C’est elle qui a suggéré au tsar de faire reconstruire le Kremlin sous forme de château dans le style florentin, lui donnant l’aspect que tout le monde connaît aujourd’hui : une cité de palais et de cathédrales entourée d’une enceinte de murailles rouges. C’est elle qui a fait aménager, sur un toit plat, le premier jardin suspendu ainsi que le premier bassin aux poissons d’or.
Mais sa dot principale était constituée par les armoiries de Byzance : l’aigle bicéphale dorée figurant sur le sceau du dernier empereur, reçu par Ivan III des mains de son épouse.
Les armoiries byzantines et leur aigle symbolisaient l’indépendance. Les deux têtes sont le symbole du pouvoir sur les parties orientale et occidentale de l’empire. L’aigle était coiffée de deux couronnes, signe du double pouvoir.
Les armoiries ont impressionné les Russes par leur force mystérieuse.
Les premiers temps, personne n’a osé toucher à cette image ; ce n’est que le tsar Ivan IV le Terrible qui a décidé de faire dessiner sur la poitrine de l’oiseau un écu frappé des armoiries de Moscou : un cavalier (Saint Georges) terrassant le dragon de sa lance.
Cet ajout a rendu les armoiries russes effrayantes ; aux deux têtes de l’aigle se sont ajoutées trois autres : celles du cavalier, du cheval et du dragon. Et de surcroît, il y avait la lance.
Mais même cet aspect-là ne paraissait pas suffisamment terrifiant, et la dynastie des Romanov a apporté de nouvelles additions aux armoiries durant les quatre siècles suivants. D’abord, les ailes repliées de l’oiseau ont été dépliées, donnant l’impression que l’aigle s’apprêtait à s’envoler, ses becs ont été ouverts pour laisser voir deux langues de serpent, les pattes ont été dotées de griffes puissantes serrant un sceptre et un globe, symboles de la puissance.
Même les couronnes, modifiées, donnaient alors l’impression de survoler les têtes du rapace.
Il y avait maintenant trois couronnes au lieu de deux. Elles symbolisaient la trinité chrétienne : Dieu le père, le fils et le Saint-Esprit.
Pierre le Grand a décidé de décorer la poitrine de l’oiseau d’une chaîne en or de l’Ordre de Saint-André, la plus haute distinction de Russie, et les trois couronnes ont été réunies par un ruban de moire. L’aigle a ainsi incarné l’image du soldat fidèle et du chef militaire glorieux. Par ailleurs, l’empereur a ordonné de changer la couleur de l’aigle, remplaçant le doré par le noir, la couleur de l’audace.
L’aigle de Pierre le Grand personnifiait la nouvelle politique de la Russie, à savoir celle de l’élargissement du territoire.
L’empereur Alexandre Ier, au début du XIXe siècle, a jugé que son empire, occupant un tiers de l’hémisphère nord de la planète, avait atteint ses limites, et a ordonné de rétablir la couleur dorée, celle de la protection du nid familial, de retirer des pattes de l’oiseau le sceptre et le globe pour les remplacer par des flèches-éclairs, une torche et une couronne de lauriers.
Les armoiries de la Russie promettaient désormais aux sujets de l’empire les lauriers de la paix et la torche de l’instruction, et aux ennemis du pays, seulement les éclairs du châtiment, si jamais ceux-ci se hasardaient à l’attaquer.
Cependant, la Russie continuait son expansion sous le règne de Nicolas Ier, d’Alexandre II et d’Alexandre III. Elle s’est rattaché le Daghestan et l’Azerbaïdjan au Caucase et a commencé une guerre contre la Turquie, qui lui a permis d’acquérir la Bessarabie et de libérer finalement la Grèce, la Serbie et la Moldavie, devenues autonomes. Se sont ensuivis la prise de la Lituanie et le partage de la Pologne, la libération de la Bulgarie, puis la guerre de vingt ans contre les Etats musulmans dans les déserts qui s’étendent au-delà de la mer Caspienne, et le rattachement de l’Asie centrale. La Finlande a été son trophée final.
Le dernier empereur russe Nicolas II a jugé nécessaire de déclarer à nouveau que la Russie avait atteint ses limites ; il a enjoint d’orner les armoiries russes de symboles de l’apaisement : les ailes de l’aigle ont été garnies d’armoiries des six territoires rattachés à la Russie : des royaumes de Kazan, d’Astrakhan, de Sibérie, de Pologne et de Finlande, ainsi que de la Chersonèse taurique.
Cela suffit, pourrait-on penser. Cet oiseau doré et pesant ne devait plus s’envoler dans le ciel de la guerre.
Mais l’histoire de la Russie a fait un revirement encore plus brusque : après la Révolution d’octobre, en 1917, les anciennes armoiries ont été supprimées, et dans les nouvelles armoiries de l’URSS figurait à présent le globe terrestre (et plus précisément sa partie haute), au-dessus duquel se levait le soleil brillant des nouvelles victoires. Le tableau était dominé par le symbole de l’expansion prolétarienne et paysanne : une faucille et un marteau joints sous un pentacle.
De telles armoiries d’un pays communiste symbolisaient déjà l’aspiration au pouvoir sur l’ensemble de la planète. Mais l’histoire en a décidé autrement et l’empire soviétique a fini par s’écrouler.
L’enfantement des armoiries contemporaines de la Russie a été pénible.
Tout d’abord, on a repris les anciennes armoiries, ayant simplement enlevé les couronnes et les symboles du pouvoir, le sceptre et le globe. Les becs de l’oiseau bicéphale ont été fermés. Les critiques de ce nouvel emblème ont tout de suite baptisé l’aigle "poule fripée", et voilà que très vite, pratiquement tous les attributs retirés ont été rétablis par l’artiste Evgueni Oukhnalev, auteur de la nouvelle image.
Les nouvelles armoiries russes ont été entérinées en décembre 2000. Aujourd’hui, cette emblème d’une république fédérative se présente, paradoxalement, comme un emblème monarchique sur lequel sont présents tous les attributs du pouvoir tsariste. D’ailleurs, sa symbolique est interprétée autrement. Voici sa description.
Une aigle bicéphale dorée est dessinée sur un écu héraldique rouge en accolade (écu français). Elle est couronnée de deux petites couronnes et d’une plus grande, réunies par un ruban de moire. Dans sa patte droite, l’aigle tient un sceptre et dans sa gauche un globe. Sur la poitrine de l’oiseau est dessiné un autre écu frappé des armoiries de Moscou, représentant un cavalier d’argent en cape bleue, sur une monture d’argent, terrassant de sa lance d’argent un dragon noir tombé à la renverse et piétiné par le cheval.
Voici l’une des clés de lecture de cette image : la Russie se trouve toujours sous la protection de la Sainte-Trinité, elle croit en Dieu, au tsar (au pouvoir) et à la patrie. Elle déploie ses forces en vue de préserver son territoire et rien de plus. Elle est fidèle à la loi et à un ordre mondial équitable, ce que symbolise le ruban de décoration, signe de la hiérarchie. La Russie ne menace personne, ses intentions sont pures comme l’argent, ses forces obéissent à la couleur bleue, celle du service, sa lance est pointée vers le bas, dirigée contre le mal commun de l’humanité. Et ce mal est représenté uniquement par les péchés et les malheurs communs, et non pas par des gens et des Etats.
On pourrait donc conclure que les armoiries de la Russie symbolisent à la fois le serment et la prière.


Le drapeau national de la Fédération de Russie

est une toile rectangulaire composée de trois bandes horizontales de largeur égale dont les couleurs, de haut en bas, sont le blanc, le bleu et le rouge. L’interprétation des couleurs la plus répandue est la suivante : le blanc signifie la paix, la pureté, l’innocence et la perfection ; le bleu est la couleur de la foi, de la fidélité et de la stabilité ; le rouge symbolise l’énergie, la vigueur et le sang versé pour la Patrie.

Le drapeau national apparaît à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, quand la Russie montait en puissance. Pour la première fois, le pavillon blanc-bleu-rouge fut hissé sur le premier navire de guerre russe "Orel" (L’Aigle) sous le règne d’Alexis Mikhaïlovitch (1629-1676), le père de Pierre le Grand.

Le 20 janvier 1705, Pierre le Grand (1672-1725) promulgua un décret prescrivant aux navires marchands de hisser un pavillon blanc-bleu-rouge, en fit lui-même le croquis et fixa l’ordre de succession des bandes horizontales.

Alexandre II (1818-1881) conféra le statut de "couleurs nationales de la Russie" à la gamme noir-jaune-blanc. Ce drapeau exista jusqu’en 1883, quand Alexandre III (1845-1894) rétablit à nouveau le drapeau à bandes horizontales blanc-bleu-rouge.

Institué le 8 avril 1918, le drapeau rouge soviétique disparut en 1991 avec l’éclatement de l’URSS.


Hymne officiel de la Fédération de Russie

Version russe

 Россия - священная наша держава,
 Россия - любимая наша страна.
 Могучая воля, великая слава
 Твое достоянье на все времена !

 Refrain : Славься, Отечество наше свободное,
 Братских народов союз вековой,
 Предками данная мудрость народная !
 Славься, страна ! Мы гордимся тобой !

 От южных морей до полярного края
 Раскинулись наши леса и поля..
 Одна ты на свете ! Одна ты такая -
 Хранимая Богом родная земля !

 Refrain

 Широкий простор для мечты и для жизни
 Грядущие нам открывают года.
 Нам силу дает наша верность Отчизне.
 Так было, так есть и так будет всегда !

 Refrain

-Rossiya — svyasennaya naša deržava,
 Rossiya — lubimaya naša strana.
 Mogucaya volya, velikaya slava —
 Tvoyë dostoyanie na vse vremena !!!

 Refrain : Slavsya, Otecestvo naše svobodnoje,
 Bratskikh narodov soyuz vekovoï,
 Predkami dannaya mudrost’ narodnaya !
 Slavsya, strana, my gordimsya toboï !


 Ot užnykh moreï do polyarnogo kraya
 Raskinulis’ naši lesa i polya.
 Odna ty na svete ! Odna ty takaya —
 Khranimaya Bogom rodnaya zemlya !

 Refrain

 Širokiï prostor dlya mecty i dlya žizni
 Gryadusie nam otkryvayut goda.
 Nam silu dajët nasha vernost’ Otcizne.
 Tak bylo, tak est’ i tak budet vsegda !

 Refrain

Version française

 Russie, notre puissance sacrée,
 Russie, notre pays bien-aimé.
 Forte volonté, grande gloire
 Sont ton héritage à jamais !

 Refrain : Sois glorieuse, notre libre Patrie,
 Alliance éternelle de peuples frères !
 Sagesse de nos ancêtres !
 Sois glorieux, notre pays ! Nous sommes fiers de toi !


 Des mers du sud au cercle polaire
 S’épanouissent nos forêts et nos champs.
 Tu es seule sur la terre ! Tu es unique !
 Terre natale gardée par Dieu.

 Refrain

 Espaces étendus pour les rêves et la vie
 Nous ouvrent l’avenir.
 Notre fidélité à la Patrie nous rend forts.
 Ce fut ainsi, c’est ainsi, et ce sera toujours ainsi !

 Refrain

L’hymne national de la Fédération de Russie

est exécuté à l’occasion des cérémonies solennelles et d’autres manifestations organisées par les administrations publiques.

Jusqu’au XVIIe siècle, les Russes chantaient dans les occasions solennelles des prières liturgiques orthodoxes, puis, à l’époque de Pierre le Grand (1672-1725), des couplets patriotiques, dont le plus connu était la Marche du régiment Préobrajenski.

En 1815, le poète Vassili Joukovski écrit la "Prière des Russes" commençant par "Dieu, sauve le tsar" qui devient l’hymne officiel. Dans un premier temps, la musique était celle de l’hymne britannique "Dieu, sauve le roi" (God Save the King). Ce n’est qu’à partir du 25 décembre 1833, anniversaire de l’expulsion des troupes napoléoniennes (1812), que les paroles sont dotées d’une musique russe composée par Alexeï Lvov. Cet hymne exista jusqu’au 2 mars 1917, jour de l’abdication de Nicolas II.

Après la révolution (bourgeoise) de février 1917, le rôle d’hymne est confié à la version russe de la "Marseillaise". Au lendemain de la révolution (socialiste) d’octobre 1917, Lénine propose de la remplacer par l’"Internationale".

Le 1er janvier 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, la radio soviétique diffuse pour la première fois à l’initiative de Staline un nouvel hymne commençant par "Indestructible union de républiques libres" (musique : Alexandre Alexandrov ; paroles : Sergueï Mikhalkov et Gueorgui El-Reguistan).

Après le démembrement de l’URSS, c’est le "Chant patriotique" de Mikhaïl Glinka, compositeur russe du XIXe siècle, dans l’adaptation d’Andreï Petrov qui devient l’hymne de la nouvelle Russie.

Le 4 décembre 2000, le président Vladimir Poutine dépose à la Douma un projet de Loi fédérale constitutionnelle sur l’hymne national proposant de réhabiliter la musique d’Alexandrov, avec un texte différent, projet que la Douma approuve le 8 décembre 2000. Réécrit par Sergueï Mikhalkov (né en 1913), le nouveau texte est approuvé par le président russe le 30 décembre 2000, puis par la Douma le 7 mars 2001.


Armoiries

Les armoiries nationales de la Fédération de Russie

représentent une aigle bicéphale dorée sur écu rouge. Surmontée de trois couronnes - deux petites et une grande - liées par un ruban, l’aigle lève ses ailes déployées. L’oiseau tient un sceptre dans sa serre droite et un globe dans sa serre gauche. Sa poitrine est chargée d’un écu de couleur rouge sur lequel on voit un cavalier argenté vêtu d’une cape bleue terrassant un dragon noir avec sa lance.

L’aigle bicéphale en tant qu’armoiries de l’Etat de Moscou apparaît sur le sceau d’Ivan III (1440-1505) en 1497, après son mariage avec la princesse Sophie Paléologue de Byzance : à l’aigle bicéphale (armoiries de Byzance) s’ajoutait ainsi le cavalier terrassant le dragon (armoiries de Moscou).

Plus tard, les principaux personnages des armoiries - l’aigle et le cavalier (Saint-Georges le Victorieux) - connaissent plus d’un changement.

Choisie en 1882, la version définitive des armoiries impériales subsiste jusqu’à la révolution (bourgeoise) de février 1917, quand l’aigle bicéphale se retrouve privée de ses couronnes. Après la révolution (socialiste) d’octobre 1917, les autorités soviétiques adoptent un décret supprimant les corps et les grades avec lesquels disparaissent les ordres, le drapeau et les armoiries russes.

Ces symboles ont été réhabilités en 1993 par décret du président Boris Eltsine.


Source RIA Novosti : http://images.google.fr/imgres?imgu...


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